Il y’a d’abord eu toi,
19 ans après il y’a eu toi,
Ça aurait pu être moi,
Ça aurait pu être toi,
Mais Il a fait ses choix.
Je vous envie des fois,
Je vous imagine quelque fois,
Assis à la table des Rois,
Préoccupés par nous trois,
Qui vivons dans ce froid.
Tu es parti dans cet ailleurs,
Où tu as rejoint ta sœur,
Sans nous dire A tout à l’heure,
Sans nous préparer à la douleur,
Pour ne pas voir nos pleurs.
Sur la liste des souffrants,
Nous avons rejoint les rangs,
De cette école où on fait semblant,
Où on apprend à vivre sans,
Où ton silence est toujours bruyant.
Toi qui as perdu un parent,
Un ami, un frère ou un amant,
Malgré le poids des ans,
Les souvenirs sont encore présents
Et je sais qu’on se comprend.
Ce n’est pas un leurre,
De dire que vous êtes gravés dans nos cœurs,
Même si la mort des fois nous fait peur,
Vous retrouver ne nous fait plus peur,
On attend juste notre heure.
Pour vous rejoindre dans cet ailleurs,
Que nous côtoyons à chaque heure,
Pour avec vous, vivre ces instants de bonheur,
Qui, sans vous n’ont plus de saveur,
Malgré nos cris au Seigneur.
Papa, maman, chers parents,
Frères, amis, ennemis ou amants,
Le souverain nous laisse juste du temps,
Pour semer de l’amour à tout vent,
Aimez-vous, aimons nous profondément
Puisque nous sommes encore vivants !
Les pensées de SIKANEL
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